Poya 1960

La deuxième Poya, 15 mai 1960 : les âges de l’armailli
La deuxième édition se situe dans le même élan que la première, mais elle tourne plus autour de la vie de l’armailli, ainsi que de la figure de l’Abbé Bovet. Elle commémore les 50 ans de l’interprétation du chant La Poya en 1910.
Toujours organisée sur une seule journée, elle commence à nouveau par la messe en plein air sur le pâturage en aval de la chapelle du Dah. Une nouveauté est représentée par le concert qui suit immédiatement l’office religieux à 11h. Après le traditionnel déjeuner sur l’herbe, le spectacle occupe le début de l’après-midi. Le cortège part à 15h45. Enfin, les groupes de l’Association Joseph Bovet, rendent hommage au barde gruérien à 17h à Bulle, devant son monument. Ils s’étaient d’ailleurs réunis la veille pour leur assemblée annuelle.
Le spectacle La Poya, évocation de la montée à l’alpage, avec un texte de liaison de Gérard Menoud, sous la direction musicale d’André Corboz et dans une mise en scène de Victor Galley porte le sous-titre « Une vie d’armailli ». Il réunit des chants de Joseph Bovet, Joseph Sudan, Carlo Boller, Pierre Kaelin (notamment Adyu mon bi paï), Georges Aeby, Joseph Brodard, Michel Corboz et Oscar Moret, par des chœurs et fanfares membres de l’Association. Les chorégraphies sont assurées par le Groupe des Coraules, sous direction de Jo Baeriswyl.
Le cortège porte comme thématique « Les âges de l’armailli », et déroule l’enfance (baptême, crème et fleurs, floraison printanière, bonnets rouges, bouèbo dè tsalè, chevrier d’Estavannens), la jeunesse (la cassée du 1er mai, le mariage, les sonnailles, « Si le comte de Gruyère revenait », moutonnier et son troupeau), l’âge mûr (Jacques-le-Fort, Armaillis de la Fête des Vignerons, meule de bois, fabrication de la sonnaille, braconniers, vagilyè, tavillonnage, char du fromage, cannes montagnardes, vieux teneurs de montagne) et le retour au terroir (drapeau, amis fribourgeois de Montreux, sections et délégations de l’Association Joseph Bovet), pour se terminer par le traditionnel troupeau.


François Rime
10 décembre 2011